Le cheval : mieux le comprendre pour mieux le nourrir

Une alimentation saine et équilibrée est la base d’une bonne santé pour votre cheval. Pour savoir

comment le nourrir, il faut d’abord comprendre son fonctionnement. Pâturage, fourrage ou granulés,

les durées d’ingestion de l’animal varient en fonction de sa consommation. De plus, le cheval a des

préférences bien qu’il ne soit pas très difficile en matière de goût. Comprendre son système digestif

et ses besoins vous permettra alors de choisir intelligemment son alimentation.

Les durées d’ingestion du cheval

Pour choisir l’ alimentation de votre cheval, la première étape consiste à connaître ses durées

d’ingestion. Elles varient généralement selon le mode d’alimentation.

Dans le cas du pâturage, l’animal répartira sa prise de repas tout au long de la journée : 3 à 5 fois

par jour, d’une durée de 2 à 3 heures pour chaque prise. Cependant, la consommation des fourrages

peut durer jusqu’à 10 heures par jour pour un total de 10 à 12 repas. Pour une alimentation à base de

granulés, il sera notamment essentiel de limiter à 2-3 kg la taille de chaque repas et de distraire le

cheval afin d’éviter toutes sortes de désordres digestifs ou de troubles du comportement. C’est

pourquoi l’environnement est un facteur important dans son alimentation. Mais d’autres éléments

sont également à prendre en compte pour bien nourrir son animal.

Ses préférences

Le cheval n’équilibre pas ses repas de lui-même. Mettre à sa disposition un trop large choix de

nourriture l’amènera seulement à consommer de manière aléatoire. Ses naseaux sensibles imposent

également de prêter attention à la qualité et à la conservation des aliments. Par exemple, une

odeur de moisissure, ou simplement inhabituelle, ne satisfera peut-être pas votre animal. De plus, le

cheval semble préférer certains aliments à d’autres. Parmi les céréales, l’avoine arrive en tête de liste

et l’attrait de l’équidé pour les plantes jeunes, riches en sucre et à faible teneur en cellulose

démontrent une préférence pour les aliments plus sucrés que salés.

Le cheval : mieux le comprendre pour mieux le nourrir

Son système digestif

Le cheval est un herbivore monogastrique. Le cumul d’un petit estomac et d’un intestin plus

développé lui octroie deux types de digestion :

  • la digestion enzymatique : comme son nom l’indique, par l’intermédiaire d’enzymes
  • la digestion microbienne : des microorganismes digèrent la nourriture pour l’animal

Ceci impose une alimentation contrôlée, puisqu’un simple changement dans le nombre de prises de

repas peut bouleverser l’écosystème créé par les microorganismes. Le cheval peut donc s’adapter à

différents types d’alimentation, mais un changement tel que la mise à l’herbe à la sortie d’un box doit

être progressif. Pour davantage de détails, il est possible de se renseigner sur les particularités

digestives du cheval.

Le rôle de l’alimentation est de couvrir les besoins physiologiques mais aussi psychologiques (la

nourriture tranquillise le cheval). Les troubles alimentaires peuvent alors provoquer plusieurs sortes

de pathologies. Elles sont à prendre très au sérieux puisqu’elles perturbent le cheval et ont souvent

un caractère communicatif.

Ses besoins

Pour apprendre à nourrir son animal correctement, il est impératif de connaître ses besoins. On en

distingue 2 types :

  • les besoins d’entretien : ils varient en fonction de la morphologie du cheval, de son âge, de

sa race… mais ne prennent pas en compte la production, la variation de poids ou encore le

travail supplémentaire.

  • les besoins de productions : ils évoluent en fonction de la croissance du cheval, des efforts

supplémentaires demandés, en cas de gestation…

Les besoins du cheval sont donc très divers. On tient compte de l’apport énergétique (glucides,

fibres et lipides), protéique, en minéraux et vitamines, en matière sèche, fibres, lipides (ils

fournissent les acides gras essentiels et se rationnent selon l’effort à fournir), et bien sûr en eau.

Parmi ces éléments, le calcium et le phosphore (minéraux) ont une grande importance dans la

prévention de certaines maladies ainsi que pour la reproduction. L’eau de boisson doit quant à elle

être fournie régulièrement et en quantité adaptée à son alimentation et son état, généralement entre

20 et 75 litres par cheval et par jour. Après l’effort, il est important de ne pas lui donner trop d’eau

d’un coup pour éviter les coliques d’eau ou congestions de l’estomac.

De manière générale, le rationnement peut se faire avec l’aide d’un vétérinaire ou d’un conseiller et

intervient principalement pour satisfaire les besoins nutritifs du cheval. En les respectant, celui-ci

restera en bonne santé mentale et physique.

Attention cependant au cheval au travail. Il faut dans ces cas-là lui donner suffisamment d’énergie

pour les tâches qu’il va accomplir sans surcharger son estomac.